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Covid-19 | l'Ecole renforce l’accompagnement des étudiants en mobilité internationale

Publié le 28 Mai 2020

A l’échelle mondiale, le COVID-19 présente le défi le plus important à la mobilité internationale des étudiants depuis la Seconde Guerre mondiale. Dès le début de cette épidémie, Centrale Marseille a redoublé d’efforts pour accompagner ses élèves dans leurs choix, tout en assurant la continuité des activités d’enseignement. L’École en ressort sereine quant à sa capacité d’adaptation et investie de nouveaux projets.

Une gestion de crise au cas par cas

L’offre de mobilité de l’École est extrêmement riche. 96 destinations dans 32 pays pour un total de 252 étudiants en mobilité entrante et sortante sur la seule année 2019. Autant dire que les personnels étaient sur le pont pour accompagner chacun et chacune dans une décision qui leur appartenait : rentrer ou rester. « L’établissement a envoyé un signal fort en contactant individuellement tous les élèves en mobilité et leurs parents, lorsque ceux-ci étaient injoignables. Les correspondants par pays ont organisé des sessions de suivis pour s’enquérir de la situation sur place et repérer des potentielles difficultés. » m’explique Olivier Boiron, directeur des Relations Internationales. Deux fois par jour, son service propose des chats aux étudiants, en prenant en compte les différents fuseaux horaires. « Nous travaillons en étroite collaboration avec les ambassades et les ministères afin d’être les plus réactifs possibles. Dès que nous avons l’information nous la transmettons. Au début c’était même directement par WhatsApp. Nous sommes vraiment là. » détaille Emmy Arts, responsable des Relations Internationales et experte Erasmus.

Validation des unités d’enseignement et lutte contre la précarité et l’isolement social

Grâce au déploiement des cours à distance, Centrale Marseille est en mesure de reconnaître les crédits. Les établissements partenaires procèdent à l’identique et la Cti (Commission des Titres d’Ingénieur) concède à un assouplissement des stages compte tenue de la situation.

La vie étudiante continue… Avec de nouvelles conditions à prendre en compte tant sociales que financières. Pour Emmy Arts, « certains de nos élèves internationaux n’avouent pas forcément leur vulnérabilité et l’isolement causé par des résidences universitaires dépeuplées ». C’est pourquoi l’École travaille en binôme avec l’association étudiante ICM, qui les connait mieux et lutte contre ce sentiment d’abandon. Par ailleurs tout est mis en place pour pallier aux frais de rapatriement et aux manques de ressources liées à la perte d’un emploi ou d’un stage. L’École décide d’attribuer la totalité du montant de la CVEC soit 37k€ tout en se faisant le relais des aides Erasmus et de la région.

Un réseau actif, levier de progrès

Certes les événements organisés conjointement avec les partenaires internationaux sont annulés, mais les réunions elles se poursuivent en ligne. Particulièrement le Réseau Méditerranéen des Ecoles d’Ingénieurs (RMEI) qui rassemble 160 membres dans 17 pays lance une vaste enquête sous l’impulsion d’Olivier Boiron son directeur général. « Avec cette crise, nous devons nous adapter et dans un sens nous sommes tirés vers l’avant. Il est important de récolter les best practice que le virus a fait naître pour mutualiser nos compétences et nos expériences ».

icm


 

Vers une rentrée inclusive

Aux vues du nombre de destinations partenaires, il est évident que l’accueil des étudiants étrangers sera sans précédent. Pour se donner un peu plus de souplesse, Centrale Marseille décide de décaler sa rentrée d’une semaine. Sans déstructurer la maquette, l’objectif sera d’accueillir la nouvelle promotion dans les meilleures conditions possibles, en mêlant les étudiants en présentiel et en distanciel. « Ce que l’on ne veut pas c’est une différence de traitement et un accueil différencié. Nous savons où on veut aller et les outils déployés par nécessité pendant la crise vont nous y aider. » conclue Carole Deumié, directrice de l’établissement.

Cette crise nous aura permis notamment de réaliser à quel point il est important de nous déplacer, de partir à la rencontre de nos dehors, loin de nos villes, de notre « connu ». On aurait tendance à penser que demain, les étudiants seront moins mobiles, nous sommes persuadés du contraire. L’envie de découvrir un ailleurs, immense, ne risque pas de décliner. Et tant mieux ! Nous aurons besoin d’ingénieurs de très haut niveau, de cadres dirigeants et d’entrepreneurs qui comprennent notre monde, ses cultures et qui saisissent tant sa beauté que son équilibre fragile. « Nous recevons de nombreux messages des entrants qui nous demandent de ne pas supprimer l’année 2020-2021. On n’annule rien du tout ! » rassure Emmy Arts.

Les enquêtes d’insertion professionnelle révèlent que 25% des centraliens de Marseille partent travailler à l’international.