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RMEI, nouveau membre des Clubs français pour l’UNESCO

Publié le 14 Décembre 2021

Le Réseau méditerranéen des écoles d’ingénieurs vient de rejoindre le Mouvement des clubs français pour l’UNESCO. Fondée par l’École supérieure d’ingénieurs de Marseille, l’une des quatre écoles à l’origine de Centrale Marseille, l’association célébrera bientôt ses 25 ans. Les membres du Réseau regardent cette reconnaissance comme un joli cadeau d’anniversaire.

Avec cette adhésion au Mouvement des clubs français pour l’UNESCO, le Réseau méditerranéen des écoles d’ingénieurs étend son champ d’action et sa visibilité à l’international. 

L’initiative de cette accréditation, accordée pour une durée de trois ans renouvelable, revient à Olivier Boiron, directeur du RMEI, enseignant-chercheur rattaché à l’Institut de Recherche sur les Phénomènes Hors Équilibre (UMR 7342) et directeur des relations internationales à Centrale Marseille.

En tant que membre des Clubs français pour l’UNESCO, le RMEI s’engage à mettre en œuvre des actions à dimension internationale en lien avec les programmes et objectifs de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture. Historiquement, les projets du Réseau s’inscrivent de fait dans la lignée des missions de l’UNESCO. 

Cette labellisation couronne ainsi 25 années d’activités, bientôt célébrées par la publication d’un livre blanc rédigé par de nombreuses personnalités du monde méditerranéen. 


 

Olivier Boiron, directeur du RMEI, directeur des relations internationales de Centrale Marseille et enseignant-chercheur (UMR 7342)

« Notre objectif : projeter le RMEI sur la scène internationale »

Pourquoi avoir voulu intégrer le Mouvement des Clubs français pour l’UNESCO ?

Nous cherchions depuis quelque temps à faire évoluer la structure du RMEI, qui est une association loi 1901. Cette accréditation est une première étape dans la reconnaissance internationale du RMEI. Nous visons à moyen terme le statut d’organisation non gouvernementale internationale. 

Quels autres bénéfices attendez-vous ?

Rester dans un univers franco-français est un frein lorsque l’on cherche à obtenir des financements internationaux. Par ailleurs, nous aspirons à une plus grande proximité avec les autres clubs et associations, et plus généralement avec l’UNESCO. 

Vous êtes le responsable de la chaire UNESCO attribuée à Centrale Marseille. À quoi sert-elle ?

La chaire UNESCO sur l’innovation pour le développement durable (651) a été attribuée en 2004 à l’École supérieure d’ingénieurs de Marseille (une des quatre écoles fondatrices) et transférée à Centrale Marseille en 2007. Le mot chaire n’est pas ici à entendre dans son acception scientifique. 

Parmi les centaines de chaires portées par l’UNESCO, celle-ci soutient les activités de recherche, de formation, d’information et de documentation dans le domaine de l’innovation pour le développement durable, menées par le RMEI. Elle vise aussi à favoriser la collaboration entre chercheurs et professeurs.

La chaire 651 de l’UNESCO fait partie de UNITWIN (University Twinning and Networking), un programme de jumelage et de mise en réseau des universités et établissements d’enseignement supérieur. 

Historiquement, le RMEI partage les valeurs et principes de l’UNESCO…

Toutes nos actions s’attachent à promouvoir les 17 objectifs du développement durable, portés par l’ONU et l’UNESCO : le programme Horizon 2020 Target (TAke a Reflexive approach to Gender Equality for institutional Transformation) sur l’égalité des genres, dont nous sommes partenaires ; le dispositif HOMERe (Haute Opportunité en Méditerranée pour le Recrutement de cadres d’excellence) qui met en relation des diplômés avec les entreprises du pourtour méditerranéen via des stages internationaux ; les écoles d’été et autres ateliers sur l’interculturalité à destination des étudiants ; nos projets sur la pollution de l’air, etc.

Des projets ?

Avec toute l’équipe du RMEI et nos collègues tunisiens, nous organisons la prochaine assemblée générale de l’association, qui se tiendra les 17 et 18 mars 2022 à l’université de Sousse. Pour la première fois, nous y décernerons le prix du meilleur stage ou projet de fin d’études pour ingénieur. Nous sommes d’ailleurs à la recherche de généreux sponsors. À bon entendeur !

Par ailleurs, dans la perspective de l’ouverture d’une antenne de Centrale Marseille à Nice, nous préparons une nouvelle édition d’un atelier Michel-Ange sur les terres de la Cité des anges. Une trentaine d’étudiants seront invités à travailler pendant trois jours sur des thématiques liées aux objectifs de développement durable de l’ONU et l’UNESCO.


Olivier Boiron, directeur du RMEI, directeur des relations internationales de Centrale Marseille et enseignant-chercheur rattaché à l’Institut de recherche sur les phénomènes hors équilibre (UMR 7342). 

 

Les clubs et associations de l’UNESCO : diffuser les sciences et la culture pour construire une paix durable

Soixante-cinq ans après la fondation de la première association UNESCO au Japon, en 1947, le réseau mondial des associations et clubs pour l’UNESCO compte plus de 4 000 clubs répartis dans plus d’une centaine de pays.

Tous les clubs et associations sont des organisations à but non lucratif – en France, elles ont le statut d’association loi 1901. Au-delà de leur diversité, ils concourent à un objectif commun : leurs activités s’inscrivent en droite ligne avec la raison d’être, les valeurs, les actions de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO). Elles participent ainsi à la construction d’une culture de la paix, contribuent à promouvoir l’émancipation des peuples et s’engagent en faveur de la défense de l’environnement. 

Trois missions principales

Le réseau des Clubs français pour l’UNESCO est géré et coordonné par la Commission nationale française pour l’UNESCO (CNFU). Voyages d’études, échanges, conférences-débats, colloques, journées, semaines, années, décennies internationales de l’ONU ou de l’UNESCO : le réseau permet aux clubs de réaliser des projets en commun avec leurs homologues français et internationaux. 

Ces événements doivent répondre à trois objectifs : la formation, la diffusion de l’information et l’action. Les clubs de l’UNESCO agissent localement sur des sujets aux enjeux mondiaux : l’environnement, l’éducation, les droits humains, etc.

Un fonctionnement indépendant

Les clubs disposent des ressources de l’UNESCO en termes de supports pédagogiques, de communication, événementiels et des pistes pour animer un club pour l’UNESCO. Pour autant, ils restent indépendants. L’organisation internationale peut toutefois apporter un soutien matériel et financier à certains projets. 

Outre des réunions régionales, un rendez-vous annuel permet d’échanger et valoriser les actions menées par les uns et les autres en faveur de l’éducation des citoyens, du dialogue entre les cultures et les générations, du développement durable et de l’engagement aux côtés de la société civile.