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Témoignages - Etudier à Centrale Marseille lorsqu’on vient d’un autre pays

Publié le 23 Juillet 2019

Perfectionner la pratique d’une langue étrangère, développer un profil multiculturel, découvrir une manière spécifique d’enseigner, bénéficier de l'excellence des écoles d'ingénieurs françaises, vivre une expérience dans un nouveau pays avec une autre culture, se différencier sur le marché de l’emploi… Les raisons qui poussent les étudiants à partir en mobilité académique sont nombreuses ! Ce choix demande du travail et de la volonté, Giulia Côrte-Real Carelli (Brésil) et Te Cao (Chine) nous racontent leurs expériences respectives.

Pourquoi avoir décidé de partir étudier à Centrale Marseille ?

Giulia – Après 3 ans d’ingénierie au Brésil dans la meilleure université, l’UFRJ, j’ai eu l’opportunité de candidater pour un double diplôme à l’étranger. J’ai toujours été intéressée par la culture française et par son passé. La science, la gastronomie, l’architecture, l’art et le style de vie unique des français sont les raisons que m’ont fait tomber amoureuse de la France. Marseille, en particulier, l'une des plus anciennes villes, déborde d'histoires et de diversité culturelle.


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Te – Grâce au programme d’échange de mon université, 25 étudiants partent en France afin de suivre leurs études dans une Ecole Centrale. Auparavant à Centrale Pékin, j’avais déjà suivi les cours de prépa. Je trouve que c’est mieux de partir en France pour continuer son cycle d’ingénieur.

Comment cela s’est passé au niveau du recrutement ?

Giulia – Côté recrutement, c’était bien serré et compétitif. Un nombre très réduit des personnes ont été sélectionnées.

Te – Tous les étudiants qui veulent partir en France doivent passer un entretien. Ils présentent leurs motivations et leurs compétences (le niveau de français, les expériences professionnelles etc) face à un jury. Finalement, les professeurs délibèrent en combinant l’entretien et les résultats aux examens. Les élèves peuvent ensuite choisir leur établissement préféré selon le classement.


 

Est-ce que vous pouvez nous parler de vos premiers jours à l’Ecole, comment vous êtes-vous senties ?

Giulia – Les premiers jours dans l’École, j’ai été accueillie par ICM (l’association International de Centrale Marseille). Ils m’ont aidé à me sentir un peu moins perdue. Les étudiants ont été très agréables et disponibles pour nous aider. Par contre, au début, la langue est toujours une barrière importante. La communication n’était pas facile, car je n’étais pas habituée à parler français couramment.

Te – Le premier jour à l’École, c’est l’intégration. J’ai rencontré à cette occasion les autres élèves internationaux et puis on a rempli des formulaires en ligne. Je ne me souviens plus tellement des détails. J’étais nerveuse au début. Heureusement, les membres d’ICM sont très sympas. Ils m’ont beaucoup parlé et m’ont aidé durant tout le processus d’inscription.


 

Et l’intégration dans la promotion s’est-elle bien passée ?

Giulia – Après l’intégration d’ICM, j’ai commencé à me sentir plus à l'aise avec ce nouvel environnement et aussi à me sentir vraiment comme une partie intégrante de l’École. C’est un temps de découverte et de partage.

Te – Lors de l’intégration d’ICM j’ai découvert de nombreuses personnes. J’ai visité l’École et la ville. Pour l’intégration avec le reste de la promotion, j’ai participé à toutes les activités, sauf le WEI.


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Avez-vous rencontré des difficultés par exemple avec les cours en français ou des différences dans la manière d’enseigner en France ?

Giulia – Pour les cours, personnellement, j’ai eu des difficultés à cause de la façon très mathématique d’enseigner en France. Ce n’était vraiment pas simple au début d’accompagner les cours avec cette approche que je n’avais jamais vu auparavant, alors, il a fallu que je m’adapte vite à cette situation.

Te – Au début, c’était compliqué. Les professeurs parlent vite et les cours sont difficiles. Avec le temps, je me suis habituée. Il faut que je passe un peu de temps chez moi pour comprendre les cours. De plus, il y a des TP qu’on doit travailler en équipe. Heureusement mes camarades m’expliquent.



Quels étaient vos motivations pour venir étudier à Centrale Marseille vis-à-vis de votre projet professionnel et peut être personnel ?

Giulia – Ce qui m’a donné envie d’étudier dans un pays étranger, c’est la recherche de la connaissance à travers un point de vue différencié. Spécifiquement, Centrale Marseille offre une formation d’ingénieur généraliste et donc pluridisciplinaire. Il y a aussi une pédagogie plus humaine qui stimule l’action de transformation, avec une manière d’enseigner innovante. Par exemple, l’École privilégie l’esprit d’entrepreneuriat dans lequel je m’identifie beaucoup. Et puis, j'ai toujours aimé participer à des activités extra-scolaires à l’université, alors j'ai l'intention d'avoir une vie associative intense, avec un fort dynamisme. Enfin, le haut niveau d’internationalisation de l’École et la proximité avec les grandes entreprises ont été des facteurs décisifs qui m’ont poussé à choisir cet établissement. Je fais des connexions, du « networking ».

Te – Je m’intéresse beaucoup à la culture française donc ce programme d’échange est vraiment une belle opportunité pour découvrir un pays. De plus, la formation d’ingénieur en France me permet d'approfondir mes études et d'enrichir mes connaissances. Je souhaite élargir mon horizon et mieux maîtriser les compétences de différentes disciplines afin de les appliquer au cours de ma future carrière.

Qu’est-ce que vous retenez de cette année à Centrale Marseille ?

Giulia – Après une année comme élève en Double Diplôme à l’École centrale de Marseille je peux dire que je vis la meilleure expérience de ma vie. J’ai acquis un grand niveau de responsabilité et de maturité. De plus, j’ai développé ma capacité d’adaptabilité et je suis devenue « fluent » en français, ma troisième langue. J’ai rencontré des personnes de toutes les parties du monde. C’est un moment d’extrême enrichissement culturel et professionnel. Aujourd’hui je suis complètement passionnée par mon métier, l’ingénierie et par la ville de Marseille, où je me sens chez moi.

Te – J’apprends beaucoup de choses, tant au niveau des matières scientifiques que de la langue française. L’expérience d’alternance recherche est, elle aussi, très importante pour moi. Dans le futur, je vais poursuivre dans ce domaine. J’ai rencontré beaucoup de personnes de différents pays, c’est également très enrichissant.



J’imagine que vous en avez profiter pour visiter Marseille et même peut être la France, qu’en avez-vous pensé ?

Te – C’est vrai, je suis partie à l’étranger et dans d’autres villes françaises pendant les vacances. Je suis très contente parce qu’étudier à Marseille me donne aussi la possibilité de découvrir l’Europe.

Un conseil à donner à des étudiants étrangers qui hésitent à venir ?

Te – Il faut vraiment réfléchir avant de venir. Il faut être sûr que la formation d’ingénieur généraliste (apprendre toutes les matières) vous plaît. De plus, vous devez être assez courageux pour suivre les cours en français. Finalement, est-ce que vous aimez travailler dans un environnement international et rencontrer des gens de différents pays ? Si vous répondez positivement à toute ces questions n’hésitez pas à venir, vous allez passer deux années magnifiques à Centrale Marseille.